Les 4 mousquetaires et les 2 petits suisses jusqu’au salar d’uyuni

Deux jours et demi d’excursion entre le Chili et la Bolivie, avec pour destination finale le Salar d’Uyuni. Avec nos amis de la Rose d’Atacama, Shay et Constance, et deux nouvelles recrues suisses Domi et Tom, nous avons quitté Atacama le matin pour rejoindre la frontière bolivienne et faire connaissance avec Edgar, notre guide – ou plutôt chauffeur et mécano que guide..-
Le poste de frontières bolivien annonce la couleur, nous passons dans un pays au niveau de vie moins élevé que son voisin chilien. Mais au moins, les formalités de douane ne prennent que quelques minutes…

à la frontière entre le Chili et la Bolivie

Rien à voir avec les 5 heures d’attente en Terre de feu.
Nous avons vu des paysages magnifiques, parfois surréalistes, des lagunes blanche, verte, rouge.

c'est chaud !!!

Le premier soir, nous avons dormi à la Laguna Colorada, peuplée essentiellement de flamands roses.

Notre guide nous ayant lâché pour se la coller avec ses autres copains guides des alentours, nous sommes restés la fin de l’après-midi et le soir dans ce lieu, à plus de 4200 mètres d’altitude. Nous étions tout groggy, l’altitude assomme, mâcher des feuilles de coca aide, mais quand nous sommes passés au point le plus haut, 4900mètres, nous dormions quasi tous comme des bébés dans le 4×4!

Les effets de l'altitude...

Dans l’auberge de la laguna, au confort plus que réduit, sans douche et toilettes « naturels », nous avons passé tous les 6 une soirée tranquille et sympathique, avant de dormir -plutôt mal en raison de l’altitude et d’un groupe d’israeliens particulièrement bruyants- et reprendre la route jusqu’à Uyuni le lendemain matin. Nous avons essentiellement vu le désert de Dali, un volcan de loin, et les habitants du coin, à savoir les lamas.

Dali

les reflets...Nos amis les lamas

Nous avons passé notre première soirée en Bolivie à Uyuni, et nous avons mangé chez notre ‘chauffeur’ Edgar… qui a aménagé une pièce à cet effet… Par souci d’économie probablement et ne pas avoir à nous amener au resto! Mais nous étions bien tous les 6…

Constance a rendu cette soirée plus instructive en nous apprenant comment ouvrir une bouteille de vin sans ouvre-bouteille… Il suffit de prendre une chaussure, coincer le cul de la bouteille au fond, et taper fort contre un mur.. Le bouchon s’en va…véridique!!!

Merci Constance pour l'astuce

Le lendemain, le clou de notre expédition, le salar d’Uyuni.
à 5 heures du mat pétantes, nous sommes partis au salar, dans le noir, pour assister au lever du soleil. Le salar, immense étendue de sel de 12000 km carrés, était il y a des milliers d’années une mer qui fut prise au piège par le soulèvement andin et s’est élevée progressivement à 3 760 m. Petit à petit en s’asséchant  il laissa deux grands bassins les lacs Poopô,  Uru Uru et deux vastes concentrations de sel, le salar de Uyuni et de Coipasa.
Pendant l’été austral, de décembre à mars, le salar de Uyuni est souvent inondé. La hauteur des montagnes de la Cordillère des Andes bloque les nuages qui ne peuvent aller vers le Sud-Ouest du pays. L’épaisseur de l’eau dépasse rarement les 15 centimètres, mais comme le salar est parfaitement plat, il est inondé sur toute sa surface, ce qui en fait un gigantesque miroir.

Le sel est récolté aujourd’hui dans des conditions plutôt difficiles pour les hommes qui s’en chargent. Et, la Bolivie n’ayant pas d’accès à la mer, le sel n’est quasiment pas exporté.
Nous n’étions d’abord pas très rassurés de rouler dans cette grande étendue complètement inondée. Enfin, surtout Cécile qui a une sympathique expérience d’aquaplanning (Néné si tu nous lis!!!) Mais lorsque le soleil a commencé à se lever, nous avons été émerveillés.
Le salar est la plus belle chose que nous ayons vu pour l’instant en Amérique du Sud.

Au lever du soleilau lever du soleil, sur le toit du 4x4...

Nous étions quand même assez déçus qu’il soit inondé. Pas possible de courir… à moins de complètement bousiller ses chaussures avec le sel (les Geox de Cécile en gardent un très bon souvenir) ou de se mettre pieds nus, et aïe le sel. Nous avons quand même réussi à prendre de belles photos…

d'un hôtel de sel, où nous avons pris le petit-déj

une chambre de l'hôtel de sel

pendant ce temps, les hommes travaillent à récolter le sel

Et nous avons décidé de partir ensemble, tous les 6, jusqu’à Potosi.

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